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[un acte] par lequel celui qui ne peut vacquer lui-même à ses affaires, donne pouvoir à un autre pour lui, comme s’il était lui-même présent, soit qu’il faille lui-même gérer et prendre soin de quelque bien ou de quelque affaire, ou que ce soit pour traiter avec d’autres 14 .

9 La personne qui délègue son pouvoir par procuration est appelée «mandant». Celle qui reçoit ce pouvoir est le ou la mandataire ou encore procurateur. On rencontre aussi l’expression «fondée de pouvoir» ou «fondée de procuration», ce qui renvoie techniquement à une même réalité, c’est-à-dire que la personne est investie d’un pouvoir de substitution bien concret 15 . Par les pouvoirs que lui confère la procuration, la procuratrice mariée échappe à la tutelle de son époux. Dans son , Pothier affirme que «[les] coutumes ont mis la femme dans une telle dépendance de son mari qu’elle ne peut rien faire de valable, qui ait quelque effet civil, si elle n’a été habilitée autorisée par lui à le faire» 16 . D’un point de vue strictement légal, le mari doit donc mandater sa femme pour qu’elle puisse agir en son absence.

10 L’étude des actes de procuration présente certaines limites méthodologiques dont la plus importante est de l’ordre de la représentativité. Il est en effet illusoire de croire que les archives contiennent la totalité des procurations. Tout d’abord, contrairement aux actes établis en minute, dont l’original doit être déposé au minutier du notaire, certains actes sont jugés moins importants et passés en brevet. C’est le cas des procurations: comme le souligne J.-P. Poisson, ces actes, jugés d’importance intermédiaire, souffrent d’un déficit de conservation 17 . Il est possible que ce déficit soit accentué lorsqu’il s’agit de procuratrices 18 . De surcroît, les procurations ne sont pas nécessairement enregistrées chez un notaire: elles peuvent avoir été rédigées sous seing privé, ou même consenties verbalement. Il n’est pas rare de retrouver dans les archives notariales des transactions passées par une procuratrice… pour laquelle on ne retrouve pourtant aucune procuration. À l’inverse, une procuration ne conduit pas nécessairement à des actes formels devant notaire ou devant la justice. Enfin, nous verrons plus loin que l’usage de la procuration notariée est plus répandu chez certains groupes sociaux ou professionnels. Malgré les limites de cette source sur le plan de la représentativité, il n’en demeure pas moins qu’elle révèle de précieuses informations qu’il convient à présent d’analyser Chaussures à lacets Bugatti grises Casual homme 2pF0WDUkkT
.

11 Nous avons répertorié 265 procurations notariées à Québec entre 1700 et 1765 et dont la mandataire est une femme. À première vue, cela peut sembler un corpus bien modeste sur une aussi longue période, même à l’échelle d’une population d’à peine quelques milliers d’habitants. Il s’agit d’un corpus pourtant enviable si on le compare aux rares procurations retrouvées par Josette Brun 20 . Il est légitime de se demander quelle proportion représentent les procurations octroyées à des femmes par rapport à l’ensemble des procurations passées à Québec pendant cette même période. Dans la mesure où nous avons pu repérer un total de 1271 actes de procuration 21 , c’est donc dire qu’au moins une procuration sur cinq est accordée à une femme. Cette proportion varie beaucoup parmi les 46 notaires en activité pendant la période étudiée. Par exemple, chez Jacques Barbel, le tiers des procurations est enregistré au nom d’une femme, tandis que chez Louis Chambalon, elles ne comptent que pour 12%. Bien que ces chiffres ne permettent nullement de prétendre à un âge d’or féminin en Nouvelle-France, ils révèlent pourtant que la délégation du pouvoir à une femme, loin d’être marginale, est un usage relativement fréquent dans le paysage culturel de la colonie.

12 Les procurations sont à peu près systématiquement dites «générale(s) et spéciale(s)». Cette expression, qui semble un peu contradictoire , signifie que le pouvoir accordé à la procuratrice touche non seulement les actes jugés habituels, mais s’étend aussi aux actes plus exceptionnels qui pourraient s’avérer nécessaires selon les circonstances. L’utilisation d’une telle formulation permet de viser l’ensemble des actes, y compris ceux nécessitant une désignation spécifique. Cette mention peut toutefois cacher des spécificités et des mandats précis confiés aux procuratrices. La lecture des documents permet effectivement d’identifier, sans prétendre à une typologie fine, certaines missions qui leur sont confiées. Qu’il s’agisse de recouvrer des dettes, recevoir des appointements 22 , vendre ou acquérir une propriété 23 ou une seigneurie 24 , administrer une tutelle 25 , faire procéder à un inventaire après décès 26 , représenter le mandant devant la justice 27 ou encore régler une succession. Mais le plus souvent, au-delà de ces missions précises, l’autorité qui leur est conférée semble entière, comme en témoigne un exemple de juin 1724 qui se présente comme une procuration type. Le notaire Dubreuil définit ainsi la nature du pouvoir:

[René Brisson] a fait et constitué sa procuratrice spéciale et générale damoiselle Marie Josephe Doyon son épouse à laquelle il donne plein et entier pouvoir de pour luy et en son nom gérer et gouverner touttes leurs affaires et biens [et] mesme

60 La dernière phase du traitement, réalisée par le composant «Segmenter» procède à la segmentation proprement dite, en cherchant à reconnaître les instances des configurations évoquées dans la section précédente avant d’appliquer les règles de priorité. Il s’agit pour l’heure d’un composant , chaque configuration particulière étant «implémentée» par une classe Java spécifique. De façon à exprimer ces configurations par des règles déclaratives, nous travaillons actuellement à mettre à l’oeuvre le langage CDML 4 (Widlöcher, 2006), qui permettra dans une version ultérieure d’exprimer sous forme de «grammaire de discours» l’ensemble des configurations qui nous intéressent ici. Nous nous baserons alors sur les mêmes traitements en amont, seul le composant «Segmenter» étant à remplacer.

61 On notera que nous ne traitons ici que très partiellement le problème de la portée des expressions satellites, intégrant uniquement le procédé d’analyse de cadres temporel décrit dans (Bilhaut et al. , 2003). Dans tous les autres cas (il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode générique pour évaluer ces portées), le système considère que la borne finale du dernier segment de chaque configuration se termine nécessairement avec le segment englobant. On remarquera également que la chaîne ici reproduite ne gère pas par elle-même la récursivité des structures à analyser. En effet, il est pour l’heure nécessaire de répéter le composant «Segmenter» pour obtenir une structure hiérarchique: la première passe s’attachera à un grain maximal fixé à l’avance (typiquement le paragraphe ou la section), alors que les suivantes analyseront les segments établis lors des passes précédentes.

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Figure 2: Résultat d’une analyse automatique en thèmes composites. À droite le résultat de l’analyse automatique proprement dite, sous forme d’une structure de traits, et en dessous la représentation symbolique équivalente.

62 Le procédé a pour l’heure été testé sur des corpus de domaines différents, et produit des résultats qualitativement intéressants qui devront par la suite faire l’objet d’une évaluation quantitative. Un exemple de résultat est présenté en figure 2, où apparaît une structure arborescente centrée sur le noyau thématique «retard scolaire», et articulée autour des axes du temps, du statut (public ou privé) des établissements scolaires, et de l’espace. Ces données sont directement applicables dans le contexte de l’accès assisté à l’information, le système produisant à cette fin un index intra-documentaire constitué d’une représentation XML des structures de traits représentant les thèmes, index exploitable par un moteur de recherche spécifique (Bilhaut et al. , 2007).

63 Nous avons détaillé dans cet article une approche de l’analyse thématique automatique dont les spécificités sont la formalisation et la détection de structures discursives spécifiquement liées à un phénomène sémantique bien défini, ainsi que l’intervention dans le procédé d’analyse de ressources d’ordre ontologique liées au domaine. Nous avons également envisagé les corollaires de cette approche en termes de représentation des connaissances et d’acquisition automatique des ressources nécessaires.

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Par Pierre Saint-Arnaud, La Presse canadienne La Presse Canadienne

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, Qc — Au lendemain de l’imposition par le président Donald Trump de tarifs douaniers punitifs sur l’acier et l’aluminium canadiens, le premier ministre Philippe Couillard s’explique mal cette persistance de l’administration américaine de vouloir nuire à la fois à sa propre économie et à ses relations avec un allié.

Prenant l’exemple des tarifs imposés sur le bois d’oeuvre, le premier ministre rappelle qu’il avait prédit que cette décision n’aurait pour effet que de faire augmenter les prix des maisons aux États-Unis.

«Nos scieurs de bois n’ont pas perdu une seule job; ils ont exporté à des prix plus élevés. Ce sont les Américains qui ont été pénalisés», a-t-il déclaré en mêlée de presse, vendredi, à la suite d’une rencontre avec les représentants des milieux d’affaires de la Montérégie à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Même chose pour l’acier et l’aluminium. Tout le milieu manufacturier aux États-Unis, incluant le milieu de la défense, va être pénalisé par ça», a-t-il affirmé.

«C’est une mauvaise décision des Américains pour les Américains.»

Malgré tout, il applaudit la décision du gouvernement Trudeau de répliquer rapidement et avec force avec ses propres tarifs sur une sélection de produits importés des États-Unis.

«À un moment donné il faut montrer que, regarde, on est capables nous aussi de jouer dans ce film-là. Je pense que c’était justifié d’avoir cette réponse ferme de la part du gouvernement canadien, mais on ne peut pas faire une surenchère de guerre commerciale, ça ne nous mènera pas à grand-chose», s’est-il désolé.

«Une guerre commerciale, c’est rare que ça se termine bien pour les deux parties», a fait valoir M. Couillard.

Il s’interroge d’ailleurs sur la logique derrière cette approche puisque les États-Unis peuvent difficilement se plaindre d’une compétition déloyale, du moins dans le secteur de l’aluminium: «Il n’y a pas d’industrie de production d’aluminium primaire aux États-Unis, ça prend des années pour bâtir l’industrie qu’on a. De toute façon, il faut qu’ils importent l’aluminium québécois et canadien.»

«En augmentant les prix comme ils le font, c’est eux-mêmes qu’ils vont pénaliser», a-t-il répété à quelques reprises.

LF: [alors/ on fait/ un petit peu le point/ sur les temps/ de parole\ […]

LF: stop\ […]

DP: on a compris/ (.) on a compris/ le désaccord\

on a compris/ (.) on a compris/ le désaccord\

85 Cette visée rappelée, voyons ce qu’elle implique du point de vue du caractère préféré ou non du désaccord, en reprenant les deux critères énoncés dans l’introduction.

86 (1)Critère de la fréquence: les désaccords sont infiniment mieux représentés dans le corpus que les accords, l’essentiel du matériel échangé au cours de ces débats consistant à négocier les points de désaccord (tout en sachant que ces négociations ont peu de chances d’aboutir).

87 (2)Critère de la formulation: étant admis que la variante préférée correspond à la formulation la plus économique ou à la rigueur renforcée (alors que les enchaînements non préférés ont tendance à être «délayés» et adoucis), la situation est à cet égard moins claire. En effet, les désaccords du corpus sont le plus souvent exprimés de façon directe, voire renforcée, les «c’est faux» ou «vous mentez» (voire «faux faux faux» ou «archifaux») n’étant pas rares, contrairement aux préconisations du savoir-vivre:

Il n’est certes pas interdit de contredire son interlocuteur; mais encore faut-il le faire avec gentillesse, en s’interdisant les démentis brutaux du genre: «C’est faux», «Vous mentez», «Vous dites une contrevérité» ;on le ménage par une périphrase: «Je ne suis pas de votre avis» ou «Permettez-moi se vous opposer ma manière de voir», ou «Il me semble que vous n’êtes pas totalement informé». L’esprit de contradiction, le goût du paradoxe systématique ont leur limite. (Picard 1995: 275).

en s’interdisant les démentis brutaux du genre: «C’est faux», «Vous mentez», «Vous dites une contrevérité»

88 Les périphrases recommandées, du type «Permettez-moi de vous opposer ma manière de voir», risqueraient même dans ce contexte de produire un effet ironique, ainsi dans cet extrait du débat de 2007:

NS: [mad]ame\ est ce que\ est-ce que/ [vous sou/ est-ce] que vous souffrez/ que je puisse faire/ une phrase\

89 Il arrive toutefois que les désaccords soient adoucis «pour de vrai»: les règles du ne sont pas totalement suspendues dans ces débats 13 , où tous les coups ne sont pas permis, les débatteurs s’interdisant par exemple les attaques trop personnelles ou les insultes caractérisées. Certes, ces précautions diverses sont destinées surtout aux téléspectateurs —si Sarkozy se montre poli envers Royal, c’est moins pour ménager la face de l’adversaire que pour afficher un éthos poli auprès de ses électeurs potentiels. N’empêche que la relative fréquence de ces adoucisseurs prouve que même dans un tel contexte, le désaccord n’est pas un comportement entièrement anodin (non marqué). Si ces débats sont incontestablement orientés vers le désaccord, cet enchaînement conserve néanmoins certaines propriétés des enchaînements non préférés, la principale étant que le désaccord doit toujours être argumentéce qui n’est pas le cas de l’accord.

90 On ne peut donc pas parler ici d’une inversion pure et simple du système de préférence. L’examen du corpus de ces débats montre d’une part, que l’opposition binaire «préféré/ non préféré» apparaît comme excessivement simpliste dès qu’on essaie de l’appliquer à des données authentiques; et d’autre part, qu’elle doit être mise en corrélation avec les caractéristiques et contraintes du genre discursif auquel on a affaire. C’est ainsi que dans certains types d’interactions pourtant fort proches des nôtres, les désaccords ne vont pas fonctionner de la même manière exactement –on peut penser par exemple au débat d’avril 2007 entre Ségolène Royal et François Bayrou arrivé troisième au premier tour, débat dans lequel Royal, désireuse de récupérer une partie des voix centristes, adopte une attitude nettement plus consensuelle que Bayrou, quant à lui soucieux de ne pas se laisser récupérer; ou au débat entre François Hollande et Martine Aubry lors des primaires socialistes de 2011, dans lequel les véritables accords ne sont pas rares étant donné que les deux débatteurs sont en gros du même bord, tout en étant dans l’obligation de se démarquer l’un/e de l’autre sur certains points 14 .

91 Au sein même des débats de l’entre-deux-tours des présidentielles, certains facteurs de variation pourraient être envisagés –par exemple, selon que le/la candidat/e représente le camp de la gauche ou de la droite, est déjà aux manettes ou non, en position de favori/e ou de challenger…; et bien sûr selon son tempérament propre, ainsi que la nature de l’adversaire: il est évident que le comportement et les stratégies adoptés par Sarkozy face à Royal ne sont pas exactement les mêmes que ceux qu’il emprunte face à Hollande 15 . On pourrait enfin se demander si l’on observe dans ces débats, entre 1974 et 2012, certaines évolutions dans les manifestations d’accord/désaccord –il semble en effet que le «degré de polémicité» soit globalement plus fort dans les derniers débats que dans les premiers 16 , mais une telle étude exigerait que l’on prenne en considération, outre les désaccords, des indicateurs tels que la fréquence des interruptions et la durée de ce que l’on peut appeler des «zones de turbulence», la violence des attaques, ainsi que les entreprises d’obstruction et autres tentatives de déstabilisation de l’adversaire.

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BILMES, J., 1991, «Toward a Theory of Arguments in Conversations: The Preference for Disagreement», in F.H. van Eemeren et al . (eds.), Proceedings of the Second International Conference on Argumentation , Amsterdam: International Centre For The Study Of Argumentation, 462-69.

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